Sur les requêtes « devis création application mobile » et « exemple devis application mobile », Google affiche en septembre 2026 surtout des simulateurs de prix et des fourchettes. Utile pour un budget, pas pour lire le document que vous allez signer. Or c'est le document qui compte : un forfait sans détail, une maintenance oubliée ou un code dont vous n'avez pas les droits vous coûtent plus cher que l'écart de prix entre deux prestataires.
Ce que j'entends souvent, avant un projet d'application, c'est l'envie de ne pas avoir de mauvaise surprise, parfois après un premier devis flou qui a dérapé. Je suis développeur indépendant à Morlaix et je rédige ces devis moi-même. Vous trouverez ici un exemple de devis d'application mobile poste par poste, que vous pouvez recopier pour comparer les offres reçues, ce que la loi impose vraiment sur un devis, et les huit pièges que je vois revenir.
En bref
- Un bon devis de création d'application mobile détaille le nombre de jours par fonction, pas seulement un total. Le gabarit ci-dessous tient en une dizaine de lignes.
- Le devis n'est pas obligatoire pour le développement d'une application (service-public, consulté le 18 septembre 2026), mais une fois accepté, il forme le contrat et engage les deux parties (Code civil, article 1113).
- Le code d'une application est protégé par le droit d'auteur, et payer le développement ne transfère pas les droits d'auteur : la cession doit être écrite, droit par droit (Code de la propriété intellectuelle, articles L112-2, L131-2 et L131-3).
- Plusieurs coûts vivent hors du devis : Apple 99 $ par an, Google Play 25 $ une fois, Stripe 1,5 % + 0,25 € par paiement carte, maintenance et hébergement chaque mois.
- Pour comparer deux devis, comparez les jours pour un même périmètre écrit, pas les totaux.
Ce qu'un devis d'application mobile doit contenir
Un devis d'application mobile sérieux contient huit blocs : le périmètre fonctionnel, le détail des jours par fonction, les livrables, le planning, les conditions de recette, la garantie, la propriété du code, et les coûts récurrents annoncés à part.
- Le périmètre : écrans et fonctions, rattachés à une maquette cliquable validée.
- Le détail chiffré : une ligne par grande fonction, avec un nombre de jours.
- Les livrables : application en ligne, code source, accès aux comptes, documentation.
- Le planning : démarrage, étapes, livraison de la première version.
- La recette : comment et combien de temps vous testez.
- La garantie : durée de correction sans frais après la mise en ligne.
- La propriété : à qui reviennent le code, les données et les comptes.
- Le récurrent : stores, hébergement, paiement, maintenance, au moins listés.
Le montant, lui, dépend du périmètre : la formule est détaillée dans l'article sur le prix d'une application mobile en 2026. Ici, on s'intéresse au document.
Exemple de devis d'application mobile : le gabarit poste par poste
Voici la structure que j'utilise, avec des jours en variables : remplacez chaque « X » par le chiffre du prestataire. Si un devis reçu ne permet pas de remplir une ligne, c'est la première question à lui poser. Exemple pris : une application de réservation avec comptes, paiement et back-office.
| Poste | Ce que la ligne doit préciser | Quantité |
|---|---|---|
| 1. Cadrage et spécifications | Ateliers, rédaction des règles métier, liste des écrans | X jours |
| 2. Maquette cliquable | Nombre d'écrans, nombre d'allers-retours de validation inclus | X jours |
| 3. Comptes et rôles | Inscription, connexion, mot de passe oublié, rôles (client, exploitant, administrateur) | X jours |
| 4. Fonction métier principale | Ici la réservation : règles écrites (pas de double réservation, annulation, délais) | X jours |
| 5. Paiement | Carte, abonnement ou prélèvement SEPA, remboursements, suivi des échecs | X jours |
| 6. Back-office | Tableau de bord, exports, statistiques | X jours |
| 7. E-mails et notifications | Liste des messages automatiques et de leurs déclencheurs | X jours |
| 8. Tests automatisés et recette | Parcours testés, durée de la recette client, corrections incluses | X jours |
| 9. Mise en production | Web app installable, ou publication App Store et Google Play | X jours |
| 10. Coordination | Points d'avancement, démonstrations | X jours |
| Total | Somme des jours × tarif journalier = montant HT, TVA, montant TTC | X jours |
Sous ce tableau viennent les conditions (validité, échéancier, délai), la garantie, la cession des droits et les coûts récurrents hors devis, que je liste ainsi (le détail des coûts est dans l'article prix) :
| Coût hors devis | Montant public | À vérifier |
|---|---|---|
| Compte développeur Apple | 99 $ par an | Seulement si publication sur l'App Store ; au nom de qui ? |
| Compte développeur Google Play | 25 $, une fois | Seulement si publication sur Google Play ; au nom de qui ? |
| Paiement (Stripe, France) | 1,5 % + 0,25 € par carte européenne standard, 0,35 € par prélèvement SEPA | Prélevé sur chaque encaissement |
| Hébergement et maintenance | Selon le prestataire | Sauvegardes, ce qui est couvert |
Tarifs Apple, Google et Stripe relevés sur leurs pages officielles le 18 septembre 2026. Une web app installée depuis le navigateur n'a pas besoin des deux premières lignes.
Ce que la loi impose sur un devis, et ce qu'elle n'impose pas
Pour le développement d'une application, le devis n'est pas légalement obligatoire : service-public le réserve à certains secteurs (bâtiment, services à la personne, déménagement, notamment). En revanche, service-public rappelle que le client doit être informé avant l'achat des caractéristiques essentielles du service, du prix et du délai d'exécution : c'est justement le rôle du devis.
Trois règles utiles, vérifiées sur les fiches officielles d'Entreprendre Service Public le 18 septembre 2026 :
- Hors secteurs réglementés, pas d'obligation de devis, tant que le client reçoit une autre information précontractuelle, comme des conditions générales de vente (fiche « Documents commerciaux d'une société », vérifiée le 8 décembre 2025).
- Un devis précis accepté forme le contrat : le contrat naît de la rencontre d'une offre et d'une acceptation, et l'acceptation peut venir d'une signature, d'un e-mail ou d'un comportement sans ambiguïté, comme le paiement d'un acompte (Code civil, article 1113). Le prestataire est tenu par ce qu'il a proposé, et vous aussi dès que vous avez dit oui. Faites-le par écrit, sur la version datée du devis.
- Un devis se conserve 5 ans (10 ans s'il sert de pièce comptable), selon la même fiche « Documents commerciaux d'une société ».
Conséquence pratique : ce qui n'est pas écrit dans le devis se discute. Une fonction « évidente » pour vous mais absente de la liste a toutes les chances d'être chiffrée en plus, et vous aurez du mal à prouver qu'elle était prévue.
Les huit pièges d'un devis d'application mobile
Ces huit pièges ne se voient pas sur le total, seulement dans le détail ou dans ce qui manque.
1. Le forfait sans détail
Un forfait global sans jours par fonction ne se compare à rien et ne se discute pas. Si le périmètre bouge, personne ne sait ce que valait la fonction retirée. Demandez le découpage du gabarit ci-dessus.
2. Des fonctions décrites en un mot
« Pronostics » ne dit rien. « Pronostic modifiable jusqu'à 15 minutes avant le coup d'envoi, refusé ensuite par la base de données, y compris pour l'organisateur » dit tout. C'est la règle écrite pour Prono Léon, une plateforme de pronostics que j'ai développée, et c'est ce niveau de précision qui évite les discussions à la livraison. Le détail est dans la fiche Prono Léon.
3. La maintenance absente
Une application qui tourne a besoin de mises à jour de sécurité, de sauvegardes et de petites corrections. Si le devis n'en parle pas, vous découvrirez le tarif le jour de la première panne. Faites-la chiffrer à part, avec ce qu'elle couvre.
4. La propriété du code
Un logiciel est une œuvre protégée par le droit d'auteur (article L112-2 du Code de la propriété intellectuelle), et payer le développement ne transfère pas les droits d'auteur. Pour que les droits d'exploitation vous soient cédés, la cession doit être écrite (article L131-2), chaque droit cédé faisant l'objet d'une mention distincte, avec un domaine d'exploitation délimité en étendue, destination, lieu et durée (article L131-3). La Cour de cassation réserve ce formalisme aux contrats signés par l'auteur lui-même (1re chambre civile, 13 octobre 1993, n° 91-11.241) : il s'impose avec un indépendant qui code seul, et reste la rédaction la plus sûre avec une agence. Chez Web du Léon, le code et les données appartiennent au client, et c'est écrit.
5. L'hébergement et les comptes au nom du prestataire
Le serveur, la base de données, le nom de domaine, le compte Stripe : tout doit être à votre nom, ou transférable sans condition. Un prestataire qui garde les accès garde aussi votre application le jour où vous voulez changer. L'hébergement lui-même se chiffre au mois, comme sur la page hébergement managé.
6. Les stores oubliés
Publier sur l'App Store et Google Play demande deux comptes développeur (99 $ par an chez Apple, 25 $ une fois chez Google), et une validation par chaque store à chaque mise à jour. Si le devis prévoit une application native sans ligne « publication », elle est ailleurs dans le prix, ou à venir.
7. Les frais de paiement
Une application qui encaisse paie une commission sur chaque transaction : chez Stripe en France, 1,5 % + 0,25 € par paiement carte européenne standard, 0,35 € par prélèvement SEPA. Sur Douarmana, un espace de pratiques bien-être dont les praticiens sont prélevés chaque mois, le paiement comprend aussi le suivi des prélèvements qui échouent : c'est le genre de détail à exiger par écrit.
8. La recette et la garantie floues
La recette, c'est la période où vous testez l'application avant de la déclarer conforme. Le devis doit dire combien de temps vous avez, comment vous signalez un problème, et ce qui distingue une anomalie (corrigée sans frais) d'une évolution (chiffrée). La durée de la garantie après mise en ligne doit, elle aussi, être écrite.
Comment comparer deux devis ligne à ligne ?
On compare deux devis d'application en remettant les deux offres dans le même gabarit, puis en regardant les jours par fonction et ce qui est inclus, jamais les totaux seuls. Un devis moins cher qui oublie la recette ou la cession du code n'est pas moins cher.
| Point de contrôle | Devis A | Devis B |
|---|---|---|
| Maquette validée avant chiffrage définitif | oui / non | oui / non |
| Jours détaillés par fonction | oui / non | oui / non |
| Natif, hybride ou web app | ... | ... |
| Recette : durée et règles écrites | ... | ... |
| Garantie après mise en ligne : durée | ... | ... |
| Cession des droits sur le code | oui / non | oui / non |
| Comptes et hébergement à votre nom | oui / non | oui / non |
| Maintenance chiffrée à part | ... | ... |
| Coûts récurrents listés (stores, paiement, hébergement) | oui / non | oui / non |
Pour l'écart de structure de coûts entre un indépendant et une agence, voir développeur d'application mobile : freelance ou agence.
Comment je construis un devis chez Web du Léon
Chez Web du Léon, un devis d'application part toujours d'un cadrage gratuit et d'une maquette cliquable que vous validez avant la moindre ligne de code.
Concrètement, le devis que vous recevez reprend le gabarit ci-dessus : jours par fonction, planning (4 à 12 semaines pour une première version, selon le périmètre), recette, cession du code et des données à votre nom, et maintenance proposée à part, en forfait à partir de 60 € par mois. Ce que je ne fais pas : un prix au téléphone sans maquette, ou un forfait dont vous ne pouvez pas lire le détail.
Si vous avez déjà un devis en main et un doute, ou un projet à chiffrer proprement, le cadrage se fait à Morlaix, pour les entreprises du Finistère, ou en visio : la démarche est décrite sur la page application métier sur mesure, et vous pouvez me décrire votre projet.
Questions fréquentes sur le devis d'une application mobile
À quoi ressemble un exemple de devis d'application mobile ?
Un bon devis d'application mobile présente une ligne par grande fonction (cadrage, maquette, comptes, fonction métier, paiement, back-office, notifications, tests et recette, mise en production, coordination), chacune avec un nombre de jours. Le total multiplie ces jours par le tarif journalier, puis ajoute la TVA. Sous le tableau figurent les conditions, la garantie, la cession des droits sur le code et la liste des coûts récurrents hors devis.
Un devis d'application est-il obligatoire ?
Non. Selon Entreprendre Service Public, le devis est obligatoire dans certains secteurs seulement (bâtiment, services à la personne, déménagement, notamment), et le développement d'une application n'en fait pas partie. Le client doit toutefois être informé avant l'achat des caractéristiques du service, du prix et du délai, ce que le devis permet d'écrire. Une fois accepté, le devis forme le contrat et engage les deux parties (Code civil, article 1113).
Qui est propriétaire du code d'une application après la livraison ?
Le code d'une application est protégé par le droit d'auteur (Code de la propriété intellectuelle, article L112-2), et payer le développement ne transfère pas les droits d'auteur. Pour que les droits d'exploitation vous soient cédés, la cession doit être écrite, avec chaque droit cédé mentionné distinctement et un domaine d'exploitation délimité (articles L131-2 et L131-3). Ce formalisme s'impose quand vous signez avec l'auteur lui-même, par exemple un indépendant qui code seul ; avec une agence, c'est la rédaction la plus sûre. Sans cette clause, demandez-la avant de signer.
Faut-il payer un devis d'application mobile ?
Cela dépend du prestataire. Un chiffrage sérieux demande un cadrage et une maquette, donc du temps, et certains le facturent. Chez Web du Léon, le cadrage est gratuit : il sert à écrire un périmètre précis et un devis en jours par fonction, que vous pouvez ensuite comparer à d'autres offres.



